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À Montpellier, le Bac à huile apprend aux habitants à réparer leur voiture

Élise Maréchal-Lescaut 2 min de lecture
À Montpellier, le Bac à huile apprend aux habitants à réparer leur voiture

Apprendre à faire une vidange plutôt que laisser ses clés au garage : à Montpellier, le Bac à huile propose aux habitants de participer eux-mêmes aux réparations de leur voiture. Ce lundi 2 novembre, cette association annonce que son garage itinérant reviendra à La Paillade la semaine du 9 novembre.

Son installation dans l’arrière-cour de la maison pour tous Léo-Lagrange, du lundi au jeudi, a attiré de nombreux participants. Le principe : rendre la mécanique accessible, notamment aux personnes qui connaissent des difficultés financières ou qui ne savent pas intervenir sur leur véhicule.

Des ateliers pour gagner en autonomie

Les participants commencent par une journée théorique autour des points examinés au contrôle technique : feux de croisement, plaquettes de frein, filtre à huile… Ils prennent ensuite rendez-vous pour passer à la pratique sur leur voiture.

Frédéric Gourq, cofondateur de l’association et mécanicien autodidacte, accompagne les gestes et veille à la sécurité. Avec les bénévoles, il explique, surveille les serrages et vérifie les interventions. L’objectif est aussi d’apprendre aux adhérents à repérer eux-mêmes un problème.

Cette transmission peut se prolonger : après avoir consacré plus de six mois à restaurer son véhicule avec Frédéric, un adhérent est devenu bénévole. Il aide désormais d’autres participants sur des opérations simples, comme une vidange.

Un coût adapté aux revenus

L’accompagnement coûte 20 € de l’heure pour les bénéficiaires des minima sociaux, 25 € pour une tranche intermédiaire et 35 € pour les autres adhérents. L’adhésion annuelle varie de 40 à 100 € selon les ressources. Les pièces s’ajoutent à ces montants, avec des tarifs préférentiels auprès de fournisseurs spécialisés.

Pour Virginie Ricordeau, cofondatrice, il ne s’agit pas de concurrencer les garagistes, mais d’aider ceux qui pourraient renoncer à réparer faute de moyens.

Fondé en 2024, le Bac à huile a obtenu 14 000 € du budget participatif municipal en 2025 pour financer son équipement. Encore largement porté par le bénévolat, il ambitionne de s’installer dans un à deux quartiers montpelliérains chaque mois. L’association recherche aussi des mécaniciens retraités et des jeunes en formation prêts à donner du temps.

Élise Maréchal-Lescaut

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