À Montpellier, les commerçants se sont protégés avant la mobilisation du 24 octobre
Des planches sur les vitrines, des tôles et des horaires revus : vendredi 23 octobre, les commerçants du centre-ville de Montpellier préparaient leurs boutiques à la mobilisation du lendemain. Une semaine après les pillages du 17 octobre, l’Acte 2 annoncé par la Gen Z et des Gilets jaunes suscitait de fortes inquiétudes.
Ouvrir, mais pouvoir fermer plus tôt
Sur le boulevard du Jeu-de-Paume, The North Face restait fermé et en partie barricadé après avoir été entièrement vidé. En face, Mylène Ledan, qui tient Oxbow, envisageait d’ouvrir samedi matin, puis d’adapter la suite de la journée. Elle distinguait le passage des manifestants des violences survenues ensuite : « Avec les manifestants, il n’y a eu aucun problème, tout était impeccable après leur passage. »
Chez Hybride, la vendeuse annonçait une ouverture avancée pour pouvoir fermer plus tôt. Les employées de Valeur ajoutée se disaient moins inquiètes et comptaient décider selon la situation.
Des vitrines renforcées dans l’Écusson
Grand’Rue Jean-Moulin, Dewatcher et Dr Martens avaient toujours leur rideau baissé après les pillages. Chez Full Sport, Lloyd prévoyait de renouveler le dispositif installé le 17 octobre : des planches sur la vitrine et dix collègues, chacun équipé d’une gazeuse et d’une matraque, devant le magasin. « S’ils cassent, moi je suis mort, je mets la clé sous la porte. »
Près du passage Lonjon, des ouvriers installaient une barricade en fer sur les vitrines du joaillier Frayssinet, qui annonçait sa fermeture pour samedi. En face, Jean-Lambert Gaillard réfléchissait à vider la vitrine de son magasin de costumes, sans avoir encore décidé d’ouvrir.
Place de la Comédie, le CIC recouvrait également ses vitres après avoir été pris pour cible. Monoprix prévoyait une fermeture à 18 h. Au Café Riche, l’équipe comptait ouvrir tant que la situation le permettrait.



