Nos Mémoires Vives collecte les récits des aînés à Montpellier
À Montpellier, l’association Nos Mémoires Vives recueille depuis dix ans les histoires de vie de personnes âgées. À domicile ou en établissement, elle enregistre leurs récits pour les faire entendre sous forme de podcasts, de balades sonores ou de projections.
Fondée par Pauline Orain, l’association veut faire exister la personne au-delà de la vieillesse et de la dépendance. Son point de départ remonte à 2012, lorsque la fondatrice a commencé à enregistrer des résidents avec un ami infirmier en gérontologie. L’association s’est ensuite développée à Montpellier, où Pauline Orain avait déjà travaillé dans l’éducation populaire, à la Mosson.
Une parole enregistrée, puis validée
Les entretiens durent généralement deux fois deux heures. Ils sont montés puis réécoutés avec la personne concernée, qui peut retirer un passage ou refuser sa diffusion. Le choix du son permet, selon Pauline Orain, une écoute moins intrusive qu’une caméra et place la voix au centre du récit.
L’association forme aussi des collecteurs, bénévoles ou professionnels. Leur rôle demande curiosité et empathie, sans forcer la confidence lorsqu’un silence, une hésitation ou une émotion surgit.
Ces récits peuvent aider les personnes interrogées à mesurer ce qu’elles ont à transmettre. Ils font parfois émerger des envies : reprendre le tramway pour un café place de la Comédie, retourner à Palavas ou renouer avec une activité. Des collectes familiales et un projet autour de l’Algérie, mené avec les Archives départementales, ont également permis à des proches et à des jeunes de découvrir des pans d’histoire jusque-là peu racontés.
Deux journées aux Aubes dès demain
Nos Mémoires Vives célébrera ses dix ans vendredi 16 et samedi 17 octobre à la Maison pour tous George-Sand, dans le quartier des Aubes. Rencontres, écoutes et archives sonores sont prévues lors de ces deux journées gratuites et ouvertes au public. Il est conseillé de s’inscrire sur le site de l’association pour y participer.



