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Deux chercheuses de Montpellier distinguées par le prix L’Oréal-UNESCO

Élise Maréchal-Lescaut 2 min de lecture
Deux chercheuses de Montpellier distinguées par le prix L’Oréal-UNESCO

Deux scientifiques travaillant à Montpellier figurent dans la promotion 2026 du prix L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science. Le palmarès a été dévoilé hier, mardi 6 octobre, par la Fondation L’Oréal, avec l’Académie des sciences et la Commission nationale française pour l’UNESCO.

Flora Paldi et Marie Buysse font partie des 35 doctorantes et post-doctorantes récompensées en France hexagonale et outre-mer. Elles ont été sélectionnées parmi près de 820 candidatures par un jury de plus de 50 membres de l’Académie des sciences.

Des recherches menées dans deux laboratoires montpelliérains

Flora Paldi est post-doctorante à l’Institut de Génétique Humaine, rattaché au CNRS et à l’Université de Montpellier. Ses travaux portent sur la façon dont les cellules maintiennent leur identité au fil du temps. Elle étudie notamment ce qui se produit lorsqu’une perturbation modifie durablement l’activité de certains gènes.

Cette recherche fondamentale doit aider à mieux comprendre les dérèglements observés dans certaines pathologies, comme le cancer ou des maladies du développement. Elle ne vise pas encore un traitement.

Marie Buysse poursuit, elle, son post-doctorat au laboratoire Maladies infectieuses et vecteurs : écologie, génétique, évolution et contrôle, qui associe le CNRS, l’IRD et l’Université de Montpellier. Elle s’intéresse aux micro-organismes vivant chez les tiques et les moustiques, ainsi qu’aux effets de leur environnement sur ces communautés.

Une question qui touche aussi le pourtour méditerranéen

La chercheuse travaille aujourd’hui sur l’impact de la pollution, notamment des microplastiques, sur les microbes associés à ces animaux. Ses recherches résonnent particulièrement autour de la Méditerranée, où tiques, moustiques et pollution plastique sont présents dans de nombreux milieux naturels.

Les applications de ces deux travaux demanderont encore du temps. Mais cette distinction internationale met en lumière deux parcours de recherche installés à Montpellier, dans des domaines allant de la génétique cellulaire à l’écologie des vecteurs.

Élise Maréchal-Lescaut

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