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Le MUC rugby renaît 40 ans après, avec des étudiants à Sabathé

Élise Maréchal-Lescaut 3 min de lecture
Le MUC rugby renaît 40 ans après, avec des étudiants à Sabathé

Le MUC rugby est de retour. Quarante ans après sa disparition, des étudiants de Montpellier ont repris le flambeau de la section rugby du Montpellier Université Club. Dimanche dernier, des matchs féminins et masculins ont marqué cette renaissance au stade Sabathé.

Une idée d’étudiants

Tout part de Clara Lepercq, joueuse et coprésidente du MUC rugby. Il y a quelques mois, elle propose de monter une association d’étudiants montpelliérains qui iraient ensemble sur les tournois, au lieu de courir chacun de son côté en peinant à boucler une équipe.

Au même moment, le coordinateur sportif Julien Cacciapaglia veut relancer la section. Il contacte les présidents des associations sportives de l’enseignement supérieur de la ville. Une poignée répond oui, raconte Louis Pecheur, joueur et autre coprésident.

Pour tenir sur le terrain, le MUC s’est associé à deux clubs : La Grande Motte pour les garçons (Régionale 3) et Mauguio pour les filles (Fédérale 2). Le groupe masculin compte 35 joueurs actifs, et officiellement une soixantaine avec ceux qui découvrent le jeu. « On s’améliore de match en match », assure Louis Pecheur, qui vise l’an prochain pour se faire remarquer dans la région.

Une histoire de famille

Le MUC avait disparu en 1986, quand Georges Frêche a voulu sa fusion avec le Montpellier Rugby Club. Il est pourtant l’ancêtre du Montpellier Hérault Rugby, le haut niveau local d’aujourd’hui.

Les garçons sont entraînés par Stéphane Borie, fils de Jean-Claude Borie, premier président du MUC rugby en 1972. Son père a 88 ans et reste abonné au MHR. Stéphane se souvient d’avoir assisté, à 8 ans, à la montée en seconde division, à Pézenas, devant 6 000 personnes. Pour lui, « Montpellier, en rugby, est parti du MUC ».

Il garde aussi un souvenir précis de Sabathé : un stade sans tribune, juste une butte. En 1989, en seniors, il y affrontait le Lourdes d’Aubin Hueber et le Colomiers de Fabien Galthié. Aujourd’hui, le terrain synthétique modernisé accueille les filles.

L’esprit avant les résultats

Pas encore de résultats sportifs marquants, mais l’ambiance est là. Mael Loubeau, capitaine des garçons, parle du plaisir de jouer. Lysiane Fabre Pages, capitaine des filles, dit : « Ce collectif est un cocon ». Agathe Ducret, qui entraîne les filles et joue au MHR, s’est attachée à ce groupe : elle y voit une façon de construire à son tour le rugby de demain.

Clara Lepercq résume l’ambition : promouvoir le rugby dans le bassin montpelliérain, sans ajouter un énième club. Les étudiants ont les effectifs, mais pas la structure. Les clubs installés, comme Mauguio, ont l’inverse.

Élise Maréchal-Lescaut

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